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Les médecins utilisent les médias sociaux comme TikTok pour renforcer la confiance du public dans les vaccins

Face aux théories du complot, aux mythes et à la désinformation qui envahissent les médias sociaux, les médecins tentent de renverser la vapeur en publiant de l’information sur les vaccins contre la COVID-19 sur leurs propres comptes.

« Nous avons un rôle important à jouer en tant que promoteurs de la santé, indique la Dre Gigi Osler, chirurgienne oto-rhino-laryngologiste établie à Winnipeg. Si les gens n’écoutent pas les nouvelles de 18 h, comment s’informent-ils? Beaucoup le font sur les médias sociaux. »

Comment parler avec les patients des vaccins contre la COVID-19

Les patients se posent des questions sur les vaccins. L’AMC a rassemblé des ressources pour vous aider à y répondre : conseils destinés aux médecins, fiches d’information à l’intention des patients, considérations juridiques et médicales et information digne de confiance sur les vaccins et leur innocuité. En savoir plus.

La Dre Osler, anciennement présidente de l’AMC, compte près de 19 000 abonnés sur TikTok, une plateforme dont la popularité a monté en flèche durant la pandémie. Ses courtes vidéos, dans lesquelles des chansons d’artistes tels que Drake, Twista et Beyoncé servent de fond musical, sont réellement populaires et ont récolté un total de 145 000 mentions J’aime.

Dans une vidéo, elle énumère trois raisons de se faire vacciner contre la COVID‑19 : les vaccins fonctionnent, les avantages l’emportent sur les risques et la vaccination nous donne une chance de mettre fin à la pandémie.

@drgigiosler

Get ##VaccinatedFor ##covid19. This Is Our Shot

♬ original sound - Dr Gigi Osler

Son message retient l’attention, et on peut lire sous ses publications des commentaires comme : « Combattons le virus tous ensemble! ». La Dre Osler reconnaît toutefois que les réactions ne sont pas toutes positives.

« Les médias sociaux ont un côté sombre, ajoute celle qui est également active sur Twitter et sur Instagram. Mais j’essaie d’utiliser mes comptes pour sensibiliser, renseigner et inspirer ma communauté. »

La Dre Osler n’est pas seule à avoir recours aux médias sociaux pour diffuser de l’information médicale. En décembre, le Dr Madhav Sarda, pédopsychiatre à Saskatoon, a vu son gazouillis sur les vaccins à ARN messager devenir viral. En effet, ses explications ont été relayées 132 000 fois et ont reçu 294 000 mentions Aimer.

Dans un message invitant au dialogue et sans recourir au jargon médical, il explique pourquoi, selon lui, ces vaccins sont en quelque sorte un exemple du génie scientifique.

« Dans votre système immunitaire, vous avez des cellules mémoires qui, si elles rencontrent le virus à nouveau, diront : “J’ai déjà vu ce fauteur de troubles.” Votre corps se sert de son expérience pour détruire le virus avant qu’il ne vous rende malade. »

La désinformation a un effet négatif sur la santé publique, à un point tel que l’Organisation mondiale de la Santé a qualifié la situation d’« infodémie » : les médias sociaux sont ainsi devenus une sorte de champ de bataille.

La campagne #LaScienceDabord, lancée par un groupe de scientifiques indépendants, de fournisseurs de soins de santé et de communicateurs scientifiques, vise à traquer la désinformation et à déboulonner les mythes en ligne.

« Nous avons besoin d’informations exactes, présentées avec humilité par des sources fiables », relate la scientifique Krishana Sankar, qui codirige l’initiative.

La campagne, créée en collaboration avec l’Association canadienne des centres de sciences, COVID-19 Resources Canada et l’Institut du droit de la santé de l’Université de l’Alberta, continue de prendre de l’ampleur et d’attirer des abonnés sur toutes les plateformes, grâce à l’ajout du mot‑clic dans les publications sur la COVID‑19.

« Les experts médicaux comptent parmi les groupes en qui la population canadienne a le plus confiance, rappelle Mme Sankar. Les sondages et la recherche ne cessent de le confirmer, surtout au cours de la dernière année. »

La Dre Osler reconnaît que les promoteurs de la santé, comme les médecins, sont bien placés pour rappeler les messages des autorités de santé publique. Aux nouveaux venus dans le monde des médias sociaux, elle adresse les sages paroles suivantes : « J’encourage vivement les médecins qui s’y aventurent à faire preuve de prudence et de discernement. »